Faut-il ranger les vinyles à la verticale ou à l'horizontale ?
Empiler les LP a l'air rangé et les voile lentement. Voici pourquoi le rangement vertical gagne, quand c'est trop serré, ce que font la chaleur et l'humidité, et les habitudes de pochette qui rendent une étagère honnête.
Une pile de disques sur une table a l'air d'une collection. C'est aussi une presse. Le vinyle est un thermoplastique : assez de poids, de chaleur ou de temps, et le disque prend un voile en assiette ou en selle qu'aucun nettoyage n'aplatira. L'orientation est la protection la moins chère que vous ayez.
Pourquoi l'empilement voile les disques
Rangé à l'horizontale, chaque LP est une assiette sous ceux du dessus. Une petite pile de dix, c'est déjà beaucoup de kilos sur le disque du bas ; une caisse jetée à plat, c'est pire. Les sillons se retrouvent dans un sandwich qui veut se creuser vers le milieu. La chaleur d'un radiateur, d'un grenier ou d'une voiture rend le plastique plus prêt à bouger, donc une pile qui semblait bien en hiver peut ressortir de l'été comme un bol.
À la verticale, le poids passe par le chant, là où le disque est déjà le plus raide. C'est la règle des collectionneurs, et la bonne pour tout ce que vous comptez jouer. La rare exception, c'est une pile très courte le temps de trier, pas un plan de stockage.
Vertical, mais pas coincé
Debout, bien d'aplomb, sans pencher. Une inclinaison, c'est un voile lent : les pochettes commencent à faire parallélogramme et les disques suivent. Remplissez l'étagère assez pour qu'ils se tiennent entre eux, puis arrêtez. S'il faut arracher un disque, c'est trop serré : vous frottez pochette contre pochette et vous marquez les couvertures d'anneaux d'usure.
Laissez l'épaisseur d'un doigt, utilisez un serre-livres ou une rangée complète, et que l'étagère elle-même soit de niveau. L'aggloméré bon marché qui fléchit au milieu recrée la pente que vous veniez d'éviter. Les caisses à lait marchent au début si elles restent bien droites et hors des sols chauds ; ce n'est pas une étagère pour toujours si elles penchent.
Chaleur, soleil et humidité
Tenez le vinyle loin des radiateurs, des fenêtres plein sud, des greniers et des voitures. Une cible courante : à peu près la température d'une pièce à vivre et une humidité modérée - une pièce habitée, pas un garage. Le soleil direct décolore les pochettes et peut ramollir les disques. Les caves humides invitent la moisissure sur le papier ; la chaleur très sèche rend les pochettes cassantes. Si la pièce est inconfortable pour vous, elle l'est pour les disques.
Nettoyer compte toujours : la poussière que vous stockez dans le sillon, c'est celle que vous broyez à la prochaine écoute. Les habitudes de brosse à sec et ce qu'il faut éviter sont dans comment nettoyer les vinyles.
Pochettes, et savoir ce que vous avez
Remplacez les intérieurs papier par des pochettes antistatiques doublées de polyéthylène pour que le disque ne s'érafle pas et n'accumule pas de peluches. Les pochettes extérieures réduisent l'usure des jaquettes sur ceux que vous sortez vraiment. Rien de tout ça n'aide si vous ne retrouvez pas la copie que vous vouliez protéger, ou si vous rachetez un pressage parce que le premier est perdu dans une pile penchée.
Une étagère de confiance, c'est une étagère listée. Notez le disque et la pochette séparément - ils sont souvent en désaccord - sur l'échelle Goldmine, et gardez artiste, titre et détails de pressage dans un registre que vous pouvez ouvrir en magasin. Vinyl Record Log est ce registre dans la poche : scan de code-barres ou saisie manuelle, notation Goldmine, écoutes, tout sur l'appareil. Rangez-les debout. Sachez ce qui est debout là.